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 Dé-en-bulles et sa plume

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Féminin « Où suis-je ? » : Dans les étoiles.
« Que fais-je ? » : Je pense, je papillone, j'écris, je vis, j'aime.
« Comment va ? » : Comme une vacancière.


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Maladies connues: Gourmandise psychotique

MessageSujet: Dé-en-bulles et sa plume   Mer 23 Juin - 12:21

    Pourquoi pas ?

    Je sais bien que mon niveau est très loin d'être parfait et c'est bien pour ça que je poste ici. J'attends vos critiques (constructives) avec une impatience à peine dissimulée.

    J'aime écrire, plus que tout. J'écris tout le temps de texte que je finis rarement. C'est mon principal passe temps, mon échappatoire, le seul moyen que j'ai de canaliser ma peine et ma folie. J'écris, j'écris, j'écris, comme d'autres dessinent, chantent ou jouent de la guitare. Je tiens aussi à dire que la plupart du temps, j'écris pour moi seule. Les exceptions sont les RPG et les lettres, aussi. Oui, je suis une accroc aux lettres : j'aime les écrire et plus que tout en recevoir. Je trouve ça tellement plaisant, tellement personnel.

    J'espère que ce qui suivra vous plaira. Vraiment. Et, je me répète mais n'hésitez pas à faire des commentaires


Dernière édition par Dé-en-bulles le Mer 23 Juin - 12:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dé-en-bulles et sa plume   Mer 23 Juin - 12:21

    Boîte à émotions
    .

    « Je vois le monde à travers le filtre de mes émotions, quelle que soit leur force. Le filtre est toujours là, le monde aussi. » Esther Rochon, Ouverture.


    Il y a ces gens, un peu partout, qui se retrouvent. Ce jour là je n'étais là que dans un but : te trouver. Et, ça, ça me suffisait amplement.
    Tu as cette robe rouge, un peu folle, qui t'arrive au dessus du genou. Il est 12h23, et je t'avais dit que j'arrivais à 13h. Tu m'attends, je crois. Tu te recoiffes sans arrêt. C'est fou les courants d'air qu'il peut y avoir dans une gare. Ta main tremble, légèrement. Elle s'attarde un peu trop longtemps dans tes long cheveux bruns, se crispant un peu. Es-tu stressée ? Ou juste pressée ? A côté de toi, son genou à quelques centimètres du tien, un jeune homme. Il n'arrête pas de t'observer. Il te dévore des yeux, en quelque sorte. Comme moi. Tu lui souris, gênée. Ne sachant quoi faire d'autre. Tu scrutes ces gens, qui se retrouvent, ou se quittent. Tu m'avais confié un jour, adorer les gares. Aimer voir la tristesse, la joie ou encore cette envie d'aventure, de renouveau sur les visages. Une vraie boîte à émotion. C'est ce que tu m'avais dit. « Les gares sont de vraies boîtes à émotion. » Je voulais bien te croire. C'est vrai, que ça a l'air intéressant. D'imaginer un passé et un futur à tous ces gens. De leur dessiner un présent, aussi. Une famille, des amis, des amours, des habitudes, une chambre, des rêves... Une vie. Je ne pensais pas, un jour, me retrouver à leur place. Si ça se trouve, quelqu'un, quelque part, m'observe comme tu l'as déjà fait. Et que lit-il sur mon visage ? La même chose que sur celui des autres ? Mais je refuse de m'attarder trop longtemps sur eux. Ce n'est pas pour eux que je suis venu. D'aussi loin que je suis, je vois les lèvres de ton voisin lèvres qui s 'agitent. Il te parle et tu regardes ailleurs, comme s'il n'existait pas, comme si tu ne l'entendais pas. Tes pensées doivent être loin de lui. Quand sa main se pose sur ta jambe, tu sursautes et tournes enfin ton visage vers lui. Sans un sourire, le regard froid. Tu l'observes, comme si tu ne comprenais pas un mot de ce qu'il te raconte. Au final, tu hoches la tête. Distraite. Je sais que tu penses à autre chose. Je le devine, à cette lèvre que tu mordilles, nerveusement. Lui, il n'en sait rien. Il ne peut pas le savoir, il ne te connait pas. Il ne te connait pas comme moi je peux te connaître.. Alors, il continue de te parler, un peu dans le vide. Tes grands yeux bleus papillonnent. Tes lèvres s'entrouvrent. « Lili. » C'est comme ça que tu t'appelles. C'est ce qu'il t'as demandé, non ? Ton prénom ? Je ne sais pas comment je fais, pour lire sur tes lèvres, comme ça. De si loin. Je m'appuie contre le mur, juste derrière moi. Ma tête heurte le béton froid sans que je ne sente rien, ni la douleur, ni le froid. J'aimerais te prendre dans mes bras, mais j'attends. Ce n'est qu'aujourd'hui que j'apprends que je suis patient. Ce qui compte, c'est que j'aime t'observer. J'ai l'impression d'apprendre à te connaître, à travers tes gestes, tes expressions... Un peu mieux. Le vent soulève légèrement ta robe, que tu plaques contre tes cuisses à l'aide de tes deux mains. Et il continue de te parler. C'est comme si le fait qu'il ait aperçu tes cuisses, résonne en lui comme une invitation. Il parle sans s'arrêter, et toi, toi tu te contentes de hocher la tête et de répondre par monosyllabe. J'imagine tes simples « Oui » et « Non », un peu boudeurs, comme s'ils résonnaient à mon oreille. Quand comprendra-t-il que tu es venue pour quelqu'un d'autre ? Pas pour lui. Pour moi. Rien que pour moi, il me semble. Tu sors un livre de ton grand sac à main noir un peu abimé et tu te plonges dedans. Peut-être une façon de le faire taire. Mais je sais que tu ne lis pas. Tu tournes les pages un peu trop vite. Parfois, tu oublies tout simplement qu'il faut en changer, ton regard se contentant de rester fixé sur la même ligne pendant quelques minutes, comme s'il y avait un mot indéchiffrable. Tu me fais sourire. Il y a tellement de gens dans cette gare, que tu ne me remarques pas. Tu ne me vois pas. Ton regard ne tente même pas de se poser sur moi, de caresser mes traits, de m'effleurer doucement. Juste histoire de réchauffer ma peau. Pourtant, moi, je ne vois que toi. Ta jolie robe rouge attire mon regard. Comme un aimant. Je ne vois qu'une tâche rouge, en plein milieu d'un décor triste et vide. Je ne peux pas faire autrement, je suis obligé de te regarder. Ta mine concentrée, ces yeux dans lesquels j'aimerais me perdre, ta petite bouche froissée dans une moue sérieuse. Je ne vois que ça. Ton voisin est comme moi. Tu l'ignores. Tu tentes de l'ignorer. Après un long instant silencieux, il ne peut s'en empêcher. Il te parle à nouveau. D'un geste tu regardes ta montre. Tu la fixes, quelques secondes. Comme si tu calculais combien de temps il te reste à attendre. Tu n'as jamais été très bonne en mathématiques. Je souris. Je ne peux m'empêcher de sourire. Tu es telle que je t'imaginais. En mieux, peut-être. En plus réelle. En plus vivante. Tu ranges ce livre dans ton sac. Tu le liras plus tard. Au calme. Pour l'instant, tu essayes de répondre à ton voisin. Pour ne pas le blesser ? Ou parce qu'au final, tu ne le trouves pas si désagréable que ça ? Je ne sais pas si je le saurais un jour. Tu l'écoutes. Il a l'air de boire tes paroles. Il ne te connaît pas, pourtant. Il ne sait rien de toi, mis à part ton prénom. Peut-être ton âge et tes beaux yeux. Rien de plus. Il ne sait pas ta fleur préférée, ni même ta plus grande peur. Il ne connaît pas tes envies et pourtant, tu sembles l'attirer. Il est bientôt 13 heures. Et je n'en peux plus. Il faut que je sente l'odeur de tes cheveux. C'est plus fort que moi. J'extirpe mon portable de la poche de mon jean. Je tire ma valise, m'approchant légèrement de toi. Pour faire en sorte que tu me vois, juste en levant la tête. « Elle est jolie ta robe rouge... » Je n'envoie que ça. Je te regarde avec un sourire. J'ai même l'impression d'entendre ton portable sonner. Précipitamment tu plonges ta main dans ton sac et sors ton téléphone. En quelques secondes, tu as compris. Quand ton regard croise le mien, il est emplit de joie. Sans un regard, ni même un mot, pour ton compagnon d'attente, tu prends ton sac et t'élances vers moi. Je ne bouge pas. Je ne peux pas bouger. Tu sais, mes jambes tremblent. Elles n'ont jamais tremblé comme ça. Je te vois trébucher. Quelle idée aussi d'avoir mis des talons. Arrivée à quelques mètres de moi, tu ralentis. Tu t'arrêtes, presque. Un immense sourire sépare ton visage en deux. C'est comme si j'avais des milliers de papillons dans l'estomac. Des milliers de petits papillons. Je n'ai jamais ressenti ça. Comme ça. Je n'ai jamais ressenti quelque chose de si fort, tu sais ? Je ne sais pas pourquoi tu t'es arrêtée. Je ne sais pas pourquoi je ne m'élance pas vers toi, à mon tour. Pendant une seconde qui semble durer une éternité, tout s'arrête. Mon cœur ne bat plus. Je ne respire plus. Plus personne ne bouge. D'ailleurs, il n'y a plus personne. A part toi. Toi et moi. C'est comme si nous n'étions que tous les deux, dans cette grande gare froide. Tes yeux qui pétillent. Ta robe qui semble s'envoler. Tes lèvres, si tentantes. Mon cœur qui ne cherche qu'à s'échapper. Tes cheveux, en désordre, qui semblent doux comme de la soie. Ton regard, qui me transperce, me marque à jamais. C'est comme ça, des yeux emplis de bonheur ? C'est si beau, le bonheur liquide ? C'est si chaud, à l'intérieur ? Parce que oui, j'ai l'impression d'une avalanche de bonheur bouillant sous ma peau. Une cascade. A quoi tu penses, toi ? Pendant cet instant éternité, où nous ne nous sommes que deux dans cette minuscule bulle ? Et puis, en un instant, tout recommence. En un instant, tu te retrouves dans mes bras. Et, alors que je cherche ta bouche, ton visage fonce vers mon épaule. Comme si tu voulais te cacher. Mais je ne pense plus. Mes bras enserrent ta taille, mon nez s'enfouit dans ta longue chevelure. J'inspire ton odeur. J'aimerais remplir mes poumons de cet air, si particulier, si toi. Tu sembles si fragile. Si petite. Je te serre si fort que j'ai peur de te briser. Mais je ne peux pas te lâcher. C'est plus fort que moi. J'ai besoin de ça. Mon corps a besoin de me montrer combien il t'attendait. Et puis, doucement, après une durée qui semble être une éternité, ton visage s'éloigne de moi. Tu plantes ton regard dans le mien, et je me perds dans l'océan de tes yeux. Leurs douces vagues m'emportent, sans me brusquer. Elles m'arrachent très lentement du sol, m'emportant vers un horizon que je n'ose toucher, ne serait-ce que du bout des mains. Je ne veux pas que ce moment cesse. Mes doigts courent le long de ta mâchoire, et tu souris. Et ton sourire, j'ai l'impression qu'il me fait vivre. Il a l'air si vrai. Et là, ça m'apparaît, comme une évidence. Voilà, ce qu'est un sourire sincère. Et je n'en ai jamais croisé avant, des sourires sincères comme le tien. Et puis, lentement, tes lèvres s'approchent des miennes. Et tes yeux se ferment. Non, pas ça. J'étais bien, moi, dans ton océan. Mais tu n'écoutes pas mes pensées. Et quand ta bouche se pose sur la mienne, j'ai l'impression que mon cœur veut s'en aller. Très loin. Trop loin. Il bat si fort. Ma poitrine va se déchirer, je crois. Ça ne peut pas être autrement. Mes yeux se ferment et je te serre encore plus fort contre moi. Et tu t'éloignes, sans précipitation. Quand mon regard se pose à nouveau sur toi, tu pleures. Et quand, du bout du doigt, j'effleure la ligne mouillée sur ta joue, tu murmures juste : « C'est ma joie qui déborde... » Alors j'éclate de rire. Et c'est comme si mon rire se répercutait partout, entre les hauts murs de pierre. Ma main s'empare de la tienne. Tu es à moi, maintenant. Rien qu'à moi, Petite Fille au regard océan. Sois sûre que je ne te lâcherais plus, jamais.
    C'est ce que je te dis. Ce que je te chuchote à l'oreille. Tu as l'air d'accord avec moi. Tu ne dis rien, en tout cas. Et ton sourire a l'air de s'agrandir, encore plus. Si c'est possible.
    Tu avais raison. Pour les Boites à Émotions. Car, vois-tu, je n'ai jamais ressenti un bonheur si grand que ce jour-ci. J'ai cru mourir tellement c'était fort. Tellement c'était grand. Je ne savais pas qu'un jour, je ressentirais ça. Quand on est parti, main dans la main, quand mes jambes ont enfin cessé de trembler, j'ai croisé son regard. Il souriait. Il avait l'air déçu. Au moins, il avait compris. Que tu n'étais là que pour moi. Il t'adresse un geste de la tête que tu ne saisis même pas. Tu l'as déjà oublié, n'est-ce pas ? Alors, on s'en va. Tu t'accroches à ma main. Parfois même, tu t'arrêtes et tu te réfugies dans mes bras. Je n'ai pas besoin d'explication. Moi aussi, j'ai besoin de te toucher. De te serrer. Pour comprendre que tu es là. Que tu es bien là. Que ce n'est pas un rêve. Que c'est même tout le contraire : la réalisation d'un désir.

    Boîte à émotions. Je n'ai compris que plus tard, que cette expression avait un double sens. Je ne l'ai compris qu'après. Car, même si je partais, souvent, c'était avec la promesse de te retrouver. Plus tard. Quand ?, nous ne le savions pas. Mais mon départ n'était pas définitif. Je revenais, toujours. Alors la tristesse, bien sûr, existait. Mais ce n'était rien. Rien comparé à ce que j'ai ressenti, quand tu as plongé ton regard couleur pluie dans le mien, et quand tu m'as dit : « C'est fini. » C'est fini ? Tout court ? Alors, ça peut finir comme ça ? Avec trois mots, savamment choisis. C'est comme si tu les mâchais depuis toujours. Comme si tu t'était entrainée à les dire. Alors ce jour là, dans notre Boîte à émotions à nous, j'ai compris. Je ne pleurais pas, non. Je ne pouvais pas. Mais c'est comme si j'étais mort. Mon cœur avait cessé de battre. Je ne le sentais plus, tout fou, qui dansait en moi. Il n'en restait maintenant plus que des minuscules morceaux, éparpillés je ne sais où. Sur le sol. En moi, peut-être. Toi, par contre, tu pleurais. J'avais envie d'effacer ces larmes, mais je ne pouvais rien faire. Il était trop tard. Tout ça était peut-être de ma faute. Je n'avais pas vraiment compris ce que tu m'avais dit. Tes mots, je ne les avais pas entendu. Tout ce qui restait, c'était ton C'est fini. Je n'aimais pas ton visage triste. Je n'aimais pas tes larmes, quand elles n'étaient pas de joie. Tu étais belle, avec ta tristesse qui débordait. Tu étais belle, mais ça me rendait triste. Mais je te regardais. Je ne pouvais pas m'empêcher de te regarder, parce que, petit à petit, tu t'effaçais. Tu t'éloignais, malgré moi. Malgré nous. J'ai tendu la main vers tes cheveux et je les ai approché de mon visage. Cette odeur. Ton odeur. Et puis, j'ai voulu apercevoir un sourire sur tes lèvres. J'aurais aimé me souvenir de toi souriante. Heureuse et pétillante. Comme je t'avais presque toujours vue. Mais même aujourd'hui quand je ferme les yeux, c'est le visage trempé que je vois. Des traces noires sous les yeux. La bouche entr'ouverte. Une tempête à la place du calme océan. Avant de partir, j'ai déposé un baiser sur tes lèvres. J'aurais aimé rester. Toute la nuit. Toute la vie, même. Est-ce que je l'ai fait ? Est-ce que, finalement, j'ai fait demi-tour, avec pour seule ambition, sécher tes larmes ? Oui. Oui, je l'ai fait. J'ai cru qu'il était trop tard, que tu étais partie. Mais non. Tu étais assise. Sur ce banc. Celui qui au fil de mes arrivées étaient devenu ton banc. Je ne voyais pas ton visage, enfoui dans tes mains. Tes épaules étaient secouées par les sanglots. Mon regard était vide. Je ne sais pas ce que j'espérais. Que tu changes d'avis, peut-être. Je suis retourné à mon poste d'observation. Le mur contre lequel j'étais appuyé déjà pour notre première fois. Le tout premier jour. Je t'ai regardé et j'ai eu envie de courir vers toi. J'ai fermé les yeux. Je me suis concentré. Fort, fort, fort. Je croyais que ça pouvait changer les choses. Mais quand je les ai rouverts, tu pleurais encore. Au moins, tu n'étais pas partie. J'ai sorti mon téléphone. « Elle est jolie ta robe rouge... » Je savais bien que tu n'avais pas de robe rouge. Mais j'aurais aimé que tout recommence. Que l'on puisse revenir en arrière. Pour que je gomme les erreurs que j'avais surement faites. Tu as lu le message. Je t'ai vu lire mon message. Tu n'as pas souri. Tu ne m'as pas cherché du regard. En fait, tu t'es juste levée. Tu ne t'es pas élancée vers moi. Tu t'es levée, et tu es partie.
    Comme un idiot, je venais de rater mon train. Pas seulement celui qui était sensé me ramener chez moi, de celui-là, je n'en avais plus rien à faire. Qu'il s'en aille tout seul, si ça l'amuse, je me fous bien de lui. Ce que j'avais raté, c'était ton cœur. Tu m'avais fait l'honneur de me l'offrir et j'avais eu le culot de le laisser s'échapper. J'ai eu le cran de te laisser repartir, avec ton cœur, avec mon cœur, sans rien dire. Sans même émettre une objection. Quelque chose qui aurait pu changer ton jugement. Quelque chose qui aurait fait que notre boîte à émotions reste une boîte à Bonheur pour toujours. Et comme je ne suis qu'un égoïste, je me suis assis par terre, en pensant à mon cœur que tu emmenais avec toi. Loin de moi. Bien trop loin de moi. Je ne sais pas si j'ai pleuré. Personne n'est venu me parler, pendant au moins trois bonnes heures. Personne. Il faut croire que les boîtes à émotions ne sont pas là pour être secouées. Qu'aurais-tu pensé en me voyant ? Je tente encore, aujourd'hui, de l'imaginer. Ton regard se serait sûrement porté sur moi, minuscule rien du tout ne demandant qu'à être piétiné. Qu'aurais-tu pensé ? Quelle vie m'aurais-tu donner ? Quel futur ? M'aurais-tu imaginé un passé près de toi ? Je ne sais pas. Je n'en sais rien. Tu te serais peut-être juste dit, d'une voix étrangement lointaine : « Peut-être que celle qui l'attendait n'est pas venue. Peut-être qu'elle est partie, qu'elle l'a abandonné. Peut-être qu'il ne sait plus pourquoi vivre, maintenant, sans elle. Peut-être qu'il veut la suivre, maintenant... » Tu n'aurais pas eu tort. Sans ton sourire, je ne suis rien.
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MessageSujet: Re: Dé-en-bulles et sa plume   Ven 9 Juil - 21:04

    « C'est ce que je porte d'inconnu à moi-même qui me fait moi. »

    Il y a des mots, parfois, qui ne sortent pas. Des mots qui restent coincés dans mon cœur, dans ma gorge ou même juste entre mes lèvres. Il y a ces mots qui ne veulent s’épanouir que sur le papier, au bout de ma plume. Alors, j’écris. Je n’ai pas le choix. Je ne sais pas parler. Je ne sais m’exprimer qu’à l’écrit. Alors ? Alors, je me présente. Ou presque. Je m’appelle C. J’ai un âge incertain, exactement compris entre 7 et 77 ans. Je suis la complexité même et j’en suis presque fière, vois-tu. Lunatique. Chiante. Non, je ne le cache pas. Ce serait me voiler la face que d’annoncer le contraire. Ce n’est pas que je n’aime pas ça, me voiler la face. Ou contraire. Je le fais bien trop souvent. Je préfère vivre dans mes rêves, plutôt que de vivre ma vie comme il se doit. Parce que ma vie est à des centaines de kilomètres d’ici. Du lieu où je me trouve ce soir, ce même lieu où je serais sûrement encore demain. Et après-demain aussi. Non, c’est certain, ma vie n’est pas ici. Ma vie est là où sont ceux que j’aime. Alors ? Alors tant pis. Je ne suis pas ‘normale’. Enfin, j’espère. Ca veut dire quoi, aujourd’hui, être ‘normale’ ? Plus grand-chose. Fumer. Boire. Se fondre dans la masse et être heureux. Se contenter de ça, de rien. Coucher avec le premier venu, se dire ‘amoureux’. Grand mot. Je suis Amoureuse. Avec un grand A. Le ‘a’ d’Amour, bien sûr. Celui d’Aventure, aussi. Ou même d’Absence. Je n’y peux rien. Je n’y suis pour rien. Je n’aime pas les mots qui s’échappent sur le papier. J’aime rarement ce qui vient de moi. Comme beaucoup d’autres. Fausse modestie ? Non. Je suis juste pathétique. Comme vous tous. Paraît que je suis mature. Mais non. Je suis une gamine. Une vraie gamine qui aiment les ballons qui s’envolent et les peluches toutes douces. Les bonbons qui piquent à en faire des grimaces et les mots tout simples qui veulent tout dire. Les fous rires à n’en pas finir et les sourires complices. Les sourires bêtises, les sourires gamins.
    Je me livre. L’écriture est pour moi une échappatoire. Comme pour beaucoup d’ailleurs. L’écriture est l’unique moyen que j’ai pour crier mon mal être et mon Bonheur, unique. Crier en silence. J’ai l’habitude, maintenant. Non, ceci n’est pas un appel au secours ou je ne sais quoi. Je n’ai besoin de l’aide de personne. Merci bien. Je n’ai besoin que d’un peu de confiance, un peu de courage, une étincelle, un rien du tout, je n’en sais rien. Une illusion, une révélation, une étoile. Bonne ou pas. Je suis. J’existe. Je vis. Encore. Encore longtemps. Je n’ai pas réalisé le quart de mes rêves au jour d’aujourd’hui. J’ai le temps avant de disparaître. Ce n’est pas pour demain, non. Merci bien.
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